130916 Marseille – Abidjan

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i130916 Vitry Triage Valenton Brévannes Boissy

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i130916 Vitry Triage Valenton Brévannes Boissy

Vitry-sur-Seine, Villeneuve Triage, Valenton, Brévannes, Boissy-saint-Léger

Hésitant entre les Sms et le silence, c’est finalement le cinquième billet de l’année.. Un moment déjà que je veux écrire sur l’état d’avancement de mon chantier Marseillo-provencale, mon assiduité à aller explorer cette fameuse Zip, Zone Industrialo Portuaire mondiale, que les marseillais délaissent pour mieux se regarder le nombril, regarder leur ville sauvage lentement se décomposer sous l’effet du chômage de masse et de la culture de la galère revendiquée.

Parallèlement à mes expéditions dans le sud, je n’ai pas retrouvé le rythme nécessaire ici. Je campe toujours sur cette impression d’avoir fait le tour du Très grand Paris et je préfère rester sur ma terrasse à tiser. Même si il est vrai que c’est un bon point de vue sur cette partie de la conurbation. Après trois jours passés comme ça, entre la contemplation, un peu de lectures, de recherches internet et pas mal de mauvais films d’actions en streaming pas assez violents pour me réveiller de leur stupidité, je me dis qu’il faudrait quant même que je parte quelque part. D’autant plus que la météo incertaine et les ciels incroyables qui vont avec se prêtent parfaitement à l’exercice.

Lors de mes derniers allez retour dans le Rer atomique pour la Zip (la Zone industrialo Portuaire de Marseille-Fos), j’ai repensé à ce que me disait Nicolas, imaginer un nouveau GR qui suivrait le TGV entre Marseille Lyon et Paris (pour commencer).. Cela me travail pas mal et semble même une bonne idée ? Savoir si cela peut-être rémunérateur est une autre question..

Donc aujourd’hui, il me viens le désir d’aller enfin en reconnaissance à cet endroit où le grand petit Panam Hollando-sarkozyste disparait et le Très grand Paris apparait enfin depuis la fenêtre du train, (48°45′, 2°28′). Je repère facilement l’entrée du tunnel (cf. « l’effet tunnel ») sur l’IGN 2414. Je connais déjà un peu les environs, cette zone floue entre Créteil et Valenton.. Plusieurs promenades pas trop lointaines. il n’y a qu’a regarder dans les archives photos, ou dans les tracés kml, et bien regarder la carte. L’idée se précise…

130501 Tu est comme le fleuve

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i130501a Choisy-le-Roi chemin de hallage

Choisy-le-Roi, chemin de hallage – Vigneux, Saussaie des Gobelins

Ce Mercredi soir, grâce à la bonne influence de S. mais qui est au travail en nocturne, j’essaie d’équilibrer les choses et donc je pars me promener, parce que mon cerveau est saturé par trois heures de travail idiot. Ce genre de travail qui m’empêche d’écrire ici, d’envoyer des newsletters comme au bon vieux temps, etc. Les projets « culturels » et leur administration… Je monte dans un 182 pour Villeneuve Triage, mais je descends au niveau du quai des Gondoles à Choisy, puis je marche sur la rive en direction de Triage. Je m’arrête sur un banc juste après l’avenue Danville pour contempler la majesté ébouriffante du fleuve.

J’ai souvent eu l’impression récemment d’avoir épuiser le Très grand Paris, ne plus rien avoir à y découvrir, ce qui me retenais d’ailleurs chez mois dans de mauvaises dispositions. Il n’y a pas si longtemps je cherchais justement à aller ailleurs parce que je croyais être trop souvent à suivre le bord du fleuve. Comme si je me culpabilisais d’aller promener dans des endroits trop pittoresques, etc. Mais en fait je me rends compte que le fleuve c’est le fleuve, il est partout, omniprésent, fondamental. J’ai besoin de lui, il est comme le chant d’une sirène, quelque chose qui enveloppe, qui fascine qu’on a envie de suivre jusqu’au fond de l’eau malgré le danger. Là, finalement, les motivations de promenades en bords de Seine m’apparaissent relativement inépuisables.

Vendredi soir, même topo, je poursuis la promenade de ce mercredi alors que S. travail en nocturne et que je souhaite lui envoyer une ou deux cartes postales de banlieue par téléphone. Il y a une légère discontinuité entre mercredi et vendredi, puisque je descends du RER D en gare de Vigneux, mais c’est la même promenade qui continue…

Je connais cet endroit depuis belle lurette, mais il y a encore plein de chose à y découvrir. Surtout j’ai aujourd’hui dans l’idée de voir si il existe un passage entre la Saussaie des Gobelins et l’île Brune. J’apprends d’un local qu’il y a eu une passerelle il y a longtemps. Il ne sait pas si on peux passer sous les voies ferré pour contourner la darse qui sépare les deux espaces. Au débouché j’aperçois de l’autre coté une cabane qui me renvois à mes questionnements sur le Rroms, Stalker, etc. Suite à mes quelques brèves rencontre avec Francesco, il y a un paquet d’année, nous ne nous sommes pas vraiment compris. Notamment cette question par mél qui me laissa sans vois suite à ma newsletter concernant l’implosion aux 4000 : « et alors ? » Je crois comprendre aujourd’hui que c’est parce que je n’ai jamais bien su expliquer ce que je pourrais faire à poser mon sac au milieu d’un camps de Rroms ou d’une cité de banlieue. Et pourtant cela s’est produit, c’était bien le contexte du projet à Nanterre par exemple. Face à cette cabane j’envisage de revenir bientôt dans les environs, sans forcément aller jusqu’à cette espace trop privatif de l’île Brune. Par environ, je pense aussi au « Pérou » dont ma parlé Laurent à Marseille. « Pérou » qui si j’ai bien compris à été évacué récemment sur ordre de notre bon ministre de l’intérieur. Pourquoi je n’irais pas trainer là bas !?

Le lien entre tout ça, c’est peut être le fleuve, toi et le chant de la sirène, l’immersion, le rapport aux autres, au monde, tout un tas de choses fondatrices et que j’ai en commun ou pas avec toi, mais qui existent dans l’interstice entre nous et les autres, entre toi et moi, dans notre rencontre, nos palabres qui pourraient nous engloutir joyeusement.

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i130503a BDP Vigneux chemin de l’écluse et Saussaie

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i130503a BDP Vigneux chemin de l’écluse et Saussaie

130308a Tous les pendre !?

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i130308a Tgv MSC GDL article libé grand Paris

Lecture de la double page de Libé consacré au « nouveau grand Paris » dans le Rer atomique.

J’ai pris cette image un peu mise en scène dans l’intention de la publier ici. Et puis comme je ne publie pas souvent, (pas assez) et que je suis pris par plein de conneries presque deux mois ce sont écoulés. Il y a aussi que j’hésitais à rentrer dans ce genre de polémique politicienne sur le (petit) grand (nouveau ?) Paris Sarkozyste. Ce sera finalement un billet politique de banlieuedeparis (et je ne sais pas si c’est comme ça que je vais trouver du boulot.. enfin il devraient me filer un poste ou un peu plus d’argent au lieu de sortir des inepties pareils).

Car enfin, je n’ai absolument rien contre la bonne ville de Paris, je veux parler de la municipalité, bien au contraire, mais il faut dire que si le président du nouveau machin (nouveau grand Paris, ou autre) est le ou la maire de Paris, ce sera juste indécent.

Voilà, et d’ailleurs je le dis autour de moi, tout particulièrement quant j’organise une visite financé par la ville de Paris. Le (petit) grand (nouveau ?) Paris présidé par le ou la maire de Paris, c’est exactement ce genre de choses, qui décrédibilise notre caste de politiciens lobotomisés par leurs fréquentations du club « le siècle » ou des bureaux de Vinci. J’avais pourtant à priori rien non plus contre J.M. Ayrault, mais comme pas mal de monde, sans être un zadiste actif ni salarié à Florange, j’ai de plus en plus de griefs contre lui.

Le ou la maire de Paris, président(e) du nouveau grand Paris !? alors que ça fait des siècles que la capitale chie sur la gueule de la banlieue… (plus maintenant ?) Il s’agit en effet d’un registre symbolique et il semble que ce registre symbolique échappe totalement à nos élus. Est-ce que cela voudrait donc dire en fait que ces élus professionnels ne font plus de politique mais juste des affaires, de la bonne gestion, même « radicale », etc.

Enfin, c’est pas brillant cette histoire. C’est peut-être déjà de l’histoire ancienne, j’ai pas suivi le feuilleton, depuis, mais ça donne pas envie de le suivre. Et puis c’est pas l’objet de ce blog, ni de mon boulot. D’ailleurs je ne sais toujours pas quel est l’objet de ce blog, mais de tant en tant il y a des positions qu’ils faut prendre et affirmer.

130206 des nouveaux terrains de jeux ?

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i130131a Cluj Cug avec S

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i130131a Cluj Cug avec S

Cluj – Cug, Bulgaria

Cluj comme une bouffée d’oxygène ou bien un nouveau terrain de jeu en perspective ? En descendant de l’avion, sur le tarmac de Beauvais-Tillé, je veux y retourner illico pour continuer l’exploration. C’est une petite ville d’à peine 400 000 habitants, mais une ville multiculturelle et sympathique du far Est européen. Et cela à moins de 2000 kilomètres de Paname, à mi distance de Erevan. Cluj-Napoca s’appelle aussi Claudiopolis en latin, Kolozsvár en hongrois, Klausenburg en allemand, קלויזנבורג en yiddish, Kaloşvar en turc. Le ticket d’avion ne reviens pas plus cher qu’un billet de train pour Aix-Tgv et je commence tout juste à connaître vraiment l’étendu de l’agglomération ainsi que les proches environs. D’ailleurs lors de ce voyage j’ai franchi un seuil, une étape : se forger des projets de rencontres ou de visites, dépassant ainsi le registre du simple arpentage.

Il y a alors un rapport d’intimité avec le terrain, celui de la ville ou autre chose (intimité avec des périphéries comme celles de Bulgaria, lorsque soudain on se retrouve avec les mêmes roumains que ceux qui habitent dans des squats à Paris, je ne veux pas parler des Rroms, mais d’une certaine Roumanie vraiment pauvre, si peu visible devant les boutiques de luxes du centre ville de Cluj, si peu visible même à Manastur.. Une certaine Roumanie qui n’est pas non plus la Roumanie rurale).

Sur 5 jours, je n’ai pas trouvé le temps de travailler (?), mais on a parcouru la ville en tout sens grâce au bus, trolleys et tramways (qui fonctionnent tip top !!), de Zorilor à Cug. Alors évidemment j’aurais pu écrire un billet sur les boutiques de luxe, peut-être aussi sur Terrassa Toskana, un lieu que je trouve vraiment sublime et unique.. Mais Cug c’est tout de même quelque chose de fondamental. Cug c’est presque aussi important que d’être hors zone Euro… Grâce au refus de l’Euro – Deutsche mark, la Roumanie à conservée contrairement à la Grèce et la France quelques usines en plus des blocs communistes qui façonnent la ville. C’est peut-être du à la maffia post « révolution », mais la maffia ne gouverne t-elle pas l’Europe aussi ? Hollande, Baroso et Merkel ne sont-ils pas des petites mains à la solde des grands caïds de l’argent sans odeur, ces grands caïds du crime parfait, ceux peu nombreux qui à défaut de payer des impots, paye les lobyistes à Bruxelles et dont les crimes ne peuvent pas laisser de traces sur les radars, je veux parler des vrais crimes, lorsqu’ils éliminent physiquement des personnes qui s’opposent aux intérêt de leur multinationales, découvrent leur vrais visages, des éléments vraiment génants, ou lorsque ces demi dieux de l’oseille testent de nouveaux médicaments au fin fond de l’Afrique sans compter les morts. Alors faut-il soutenir les maffias de l’Est européen ?

Cela dit, j’aimerai bien savoir à qui appartient réellement Cug aujourd’hui !? Parce que c’est la première fois que je traverse l’ancien combinat en tombant sur un vigile moitié clochard avec chiens qui nous empêche de faire la visite complète ! J’ai eu beau lui dire que nous travaillions pour la mairie (ce qui est évident), il nous à pas lâché : « propriété privé, propriété privé.. capitalisme, capitalisme », j’ai eu beau lui dire que le capitalisme et le communisme étaient équivalent, rien à faire ! Après j’ai failli lui sortir un petit billet de 10 ou 50 lei mais il avait l’air trop con et borné pour que je lâche quoi que ce soit. Enfin je crois qu’il a justifié ainsi de sa journée et à pu retourner boire dans un coins de cet alcool blanc bidouillé que l’on trouve ici pour quelques euros le litre.

Le lendemain soir B. m’a dit qu’après 89 le combinat avait été partagé entre plusieurs personnes, individus, genre oligarques.. bref, il y a un sujet pour une bonne enquête. On a d’ailleurs ensuite testé l’alcool blanc en question avec S… Je ne veux pas parler de la Palinka que B. nous a servi généreusement et évidemment excellente, mais de ce qu’on à bu après, une fois rentrés à la maison, un produit d’épicerie pas mal du tout en fait.

Pour en revenir à l’analyse politique, coté oligarques invisibles (plus discrets qu’à Moscou, Europe oblige), ceci explique sans doute cela. C’est-à-dire les événements récents en Roumanie, par exemple ceux qui inquiètes pas mal Bruxelles et moi aussi (quant même) : de jeunes présidents de paille au ordre du système issue d’une « révolution » de paille qui évolue de plus en plus façon Orban ou Poutine…

Pour résumer, Cug est donc le bon endroit pour organiser la future capitale de la culture ‘Cluj 2023′…

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi des frimeurs comme Ami Barak (qui ressemble à notre Tartuffe de Chirac avec son petit drapeau France sur la tête) organisent des diaporamas sans intérêts dans des lieux coincés comme le ‘Spatiu intact’ de la ‘Fabrica de Pensule’ (voir i130128a sur flickr) sans visiter Cug et l’investir..

Enfin le programme vidéo dont il est question n’était vraiment pas inintéressant en soi, mais il procédait cependant de l’impérialisme pur et simple : aucune interaction, aucune prise de risque, aucun rapport avec le contexte. C’est ça aussi les problèmes de l’Europe… Le snobisme occidental dans tout les sens du terme, les branchés de Cluj qui veulent faire aussi glacial qu’à Paris ou Berlin, et les apparatchiks de la culture française bien comme il faut qui profitent du machin, … qui importent de la belle culture globale aseptisée beurk! (même si j’adore les films de W. Wegman avec son chien !!)

Enfin dans l’art contemporain à Cluj, il y a aussi d’autres choses, d’autres gens, (idem voir i130128a sur flickr) on as eu un peu de temps pour le découvrir et cela fait bien plaisir de voir que le monde n’a toujours pas été complètement lobotomisé par la connerie. Mais de là à ce que les gens cultivés de Cluj reconnaissent (avec toute la distance nécessaire) l’existence d’un patrimoine industriel de l’époque Ceaucescu, il y a encore du boulot, sans parler de l’architecture des blocs de Manastur, Zorilor ou Marest.

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i130131a Cluj Cug avec S

130104 Maffia blues 2013 !

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Montparnasse, Porte de Vanves, Malakoff, Clamart, Issy, Bas Meudon

Cette première balade comme préliminaire de l’année du Serpent (enfin pas avant le 10 février… en attendant on est toujours dans l’année du Dragon). En tout cas cette première promenade comme une chanson. Un petit plaisir pris ce jours là. Deuxième raison : préparer la promenade du 19 janvier Porte de Vanves nécessite évidemment de resituer l’affaire dans son contexte.

Je m’aperçois avec un peu d’effroi tout de même que cet itinéraire convoque un foultitude de choses un peu épaisses dans ma cervelle. Le fait d’avoir inviter S. justement à ce repérage me questionne, je suis vraiment amoureux c’est certain. Ce n’est pas une sinécure !

On commence devant la gare Montparnasse, puis en bout de quais sur la gauche on prend l’escalier qui mène au jardin Atlantique, afin de bifurquer et traverser la résidence Mouchotte, on aperçois les caoutchoucs de Raymond derrière les vitres du premier étage sur dalle de cet ensemble Dubuisson. S. est terrifiée par l’architecture un tout petit peu S.F. On poursuit jusqu’à Malak via Porte de Vanves où évidemment je resitue Popov le Rouge sans qui banlieuedeparis n’existerait pas. Sur une idéee de S. on explore le marché couvert où je trouve ce livre que j’ai dévoré depuis. C’est une mine d’or sur le Hard Boiled, mouvement littéraire des années 30 qui à inventé le Polar. Michel Martens explique aussi comment et pourquoi son histoire à été enfouie, ses auteurs volontairement oubliés par les majors américaines de l’édition, tout cela étant par trop subversif et pas assez commercial et surtout finalement trop politique. Pourtant, on n’en a pas fini avec ce genre étant donné l’accélération dans la déliquescence de nos sociétés maffioso-étatico-libérales. Cependant le polar français reste assez sage et chiant façon Agatha Christie. Izzo, comme exemple moyen était un passionné de cuisine provencale, ce qui ne vaut pas un peu plus de violence. Faudrait écrire des polars façon Hard Boiled donc notamment bien documentés sur le sud de la France contemporain ou encore la Seine Saint-Denis, les Hauts de Seine ou le Val de Marne. Dantec à commencé il y a une vingtaine d’année par quelques bons premiers polars entre Vitry, Choisy et Créteil, mais après il est tombé dans la métaphysique et le dogme, Baudrillard lui a lavé la cervelle… il s’est mis à surfer sur la vague radicale façon Thierry Meyssan versus théorie du complot et s’est exilé préventivement au Canada. Surtout il s’est mis à faire de la ligne comme on dit, et c’est bien dommage.

Je me paye l’ouvrage de Martens pour 4 euros, le bouquiniste du marché qui ne vend que des occases est un vrai libraire. Le reste du centre de Malak est devenu un boboland pour apparatchiks bourgeois-communistes avec quelques pauvres sur les bords pour tenir le décor (Malgré le démenti d’Armelle).

Après on ressors du marché pour se retrouver assez vite sur la très fameuse Départementale 50, cette route tellement importante pour les débuts de banlieuedeparis. À quelques centaines de mètres de là (en direction de Vanves où créchait Popov vers la fin du siècle dernier au onzième étage au dessus du TGV), on rentre à la Madelon en face de l’annexe de l’Insee. J’explique à S. que nous fantasmions à l’époque d’organiser un plastiquage d’envergure de l’établissement public (de nuit pour essayer de ne tuer personne). Façon à conjurer la bêtise d’un collègue des manifs lycéennes de 86, Jeune Communiste dont le rêve ultime était alors de faire carrière à l’Institut National des Statistiques et Études Économiques.

Émotion de rentrer une nouvelle fois à la Madelon, ce haut lieu de la banlieue de Paris, cantine ouvrière fréquenté notamment par Pierrot le Fou (le prénom à été changé), tireur d’élite de la CGT (je brode ou bien je mélange différents membre du syndicat de façon à brouiller les pistes)… C’est une vraie madeleine de Proust !

Reconnections d’un certain nombre de promenades vraiment lointaines : celles des débuts, lorsque je venais me perdre par ici, désorienté, déboussolé, paumé pour de vrai ! Du coup, on discute psychologie évidemment, l’inconscient, les associations d’idées et la nécessité de la promenade dans ce cadre, la subduction des souvenirs, les différents types de mémorisations, ce type de mémoire qui nécessite la promenade pour refaire surface. Tout cela comme une évidence connue depuis longtemps mais qui s’affirme, se vérifie et se partage. Le plaisir d’une conversation et d’un petit verre de Sancerre.

Ensuite on mets le cap sur le fort d’Issy (Santini n’à vraiment pas de quoi être fier), l’hôpital Percy, le bas Meudon. On continue à suivre la ligne de train jusqu’à la maison de Rodin ou je n’étais jamais rentré. Le type devait être assez infernal et pas mal lubrique. Il y a des jolis petits culs féminins exposés, je suis particulièrement attiré par une vitrine ou le maître constitue à la façon d’un taxidermiste une collection de petits modèles qui figurent nos différentes émotions ! On profite un peu du jardin avant de poursuivre.

Le Bas Meudon, c’est tout de même un peu plus loin, 1 kilomètre (ouest/ nord-ouest) à vol d’oiseau. On descends le coteau par un petit chemin qui serpente entre les propriétés au bout de la rue Estienne d’Orves et passe sous le viaduc du RER C, ensuite on enfile l’avenue de Verdun vaste ensemble homogène de promotion immobilière débile (Chine populaire façon vaches folles française et politiciens défoncés à la coke). Au bout, une fois passé sous les voies du T2 puis rendu sur les quais, les choses s’arrangent (pour le moment).

J’achète une 8/ 6 chez l’épicier et on s’assoit sur ce muret en béton devant cette tour qui va bientôt disparaître. Là, juste en face de l’ancienne entrée principale de la Régie Renault (alias le Krak des ouvrier). Une image plus ancienne de la tours doit figurer quelque part dans mes disques. S. me pique la moitié de ma boisson, ce qui nous oblige à revenir plusieurs fois à la source. L’épicier qui n’est pas du bled rigole bien. Le Bas Meudon dans son ensemble n’en a plus pour longtemps. Dans la tours, quelques appartements avec de la lumière semblent donc encore habités, ainsi que le restaurant dont le volume avance vers la Seine au niveau du premier étage. Mais le permis de démolir est déjà affiché.

121205 humeur amoureuse

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i121202a BDM Le Pannier Major J4

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i121202a BDM Le Pannier Major J4

Marseille – Le Panier, Major, J4

Cela ne sert à rien d’aller contre son humeur, c’est ma ligne. Un peu de dépit et beaucoup de plaisir cela vaut toujours mieux que rien du tout (!?) Donc, je pars me promener, juste pour essayer de ruser avec l’humeur, essayer d’en faire quelque chose. Depuis Belsunce – Bab El Oued, je mets le cap au plus court vers la mer, descendre la rue des Petites Maries. Rue des Dominicaines je commence à prendre des images sms à cause d’un stock de savons sur palette. Rejoindre la rue de la République, puis monter les escaliers qui donnent accès au panier. Traverser de part en part jusqu’à la Major. Rue des Belles Écuelles, rue du Panier. Se faufiler entre les barrières pour descendre par l’escalier sur la rue de l’Évêché.

En effet, la placette devant les boutiques de l’émission « plus conne la vie » est défoncée, en travaux. D’ailleurs à partir de là les travaux n’en finissent plus. Mise en scène de la transformation ? On imagine bien qu’après 2013, tous restera éventré, bâché, grillagé… Ou bien tout sera devenu propre et aseptisé, ou bien encore un subtil mélange des deux : de vastes zones propres et dévitalisées, animées par quelques croisiéristes franchement mafieux ou par quelques émissions télé vraiment débilitantes et le reste toujours encore plus cassé, les gens avec… Bientôt des escadrons de la mort ?

La terrasse de la Major est inaccessible depuis un paquet d’années, alors que c’est le plus beau balcon de la ville. je longe les grilles de la zone d’embarquement sous douane. La rouille illustre bien l’osmose entre la déglingue du Maghreb et celle de Marseille mais le port et les douanes c’est l’État… Trois pickups de marques asiatiques bien rangés de l’autre coté des barrières me font penser à la Libye ou à l’Afghanistan.

Je me faufile entre quelques grilles jusque sur la nouvelle esplanade du J4, aux pieds du Cerem (vitrine de la région Paca) et du Mucem (Musée des civilisations euro-méditerranéennes), boites à chaussures décorées du commerce culturel métropolitain digne des plus belles entrées de ville (Plan de Campagne ou Belle Épine). J’aperçois un ou deux vigiles près de leur bungalows, mais ils ne bougent pas. Je finis par discuter avec un pécheur en train de ranger son matériel dans le coffre de sa voiture : c’est entrouvert au public, mais ce n’a plus rien à voir avec il y a dix ans quant le J4 était « le » lieu de promenade des familles maghrébines. Quelques curieux et quelques pécheurs subsistent. Après l’ouverture, on peut s’attendre sans doute à des effets de volumes réussis entre de beaux et couteux canards haute couture signés Boeri et Ricciotti et sans doute à une fréquentation qui n’aura plus rien à voir avec la vie Marseillaise passée. Rien à voir non plus avec Barcelone ou d’autres villes de la rive ouest de la méditerranée qui ont réaménagé leur water front. Quelque chose de bien à coté de l’enjeu métropolitain ?

Enfin, je ne suis pas venu là pour ça, plutôt venu ici pour voir la mer, comme les marseillais d’il y a dix ans. Je continu sur la digue en construction qui protège le Mucem du ressac. Je fais le tour de la pompe qui maintient vide cette futur darse pas encore en eau. C’est curieux de ne pas avoir en premier conçu un métro ou un tramway pour desservir ce haut lieu de la ville. Celui où tant et tant on embarqués/ débarqués pour ou vers l’Algérie de l’autre coté, curieux aussi de ne pas avoir accompagné le chantier par le maintient de la vie qui se trouvait là.

En fait je suis venu ici pour être face au désir de départs, pour sortir de cette humeur. D’où ces deux images : les pickups et la mer au pied du fort Saint-Jean. Ce billet un peu plus que d’autres est avant tout basé sur ces deux images misent côte à côte. Je marche ensuite dans les rochers pour essayer de rejoindre le chemin qui longe le fort, mais la mer est trop mouvementée, c’est la douche assurée, je reviens sur mes pas, puis je prends la direction de Belsunce par l’avenue Léon Vaudoyer.

121119 De l’écriture ?

Cela fait longtemps que je veux réintroduire les citations dans les billets de banlieuedeparis…

Parce que c’est une pratique ancienne, mais aussi une chose à améliorer ! Enfin allez lire les archives. Cela dit sans perdre l’humeur nécessaire et fondamentale, sans tomber dans le n’importe quoi, il y a des citations qui s’imposent ici et font finalement partie de cela…

Peut-être finalement parce qu’il y a le blog « banlieuedeparis » et puis, à coté, le Facebook par exemple, qui est en train de devenir un blog ???

http://www.facebook.com/denis.moreau.banlieueofparis/

Toujours l’humeur… Enfin un autre registre plus politique, hacktif, réactif, etc. pas le même registre, mais de l’écriture en ligne à défaut d’être une chronique dans Open City !?

Est-ce que notre pays de vieux cons Umps pourrait avoir un journal tel que Open City ?

Au début, lorsque je luis remettais mon papier, il le parcourait et disait : « OK, c’est bon ! » Avec le temps, il n’y a même plus prêté attention, il le posait sur le haut de sa pile et me disait : « Parfait… Et à part ça, quoi de neuf ? » Aujourd’hui, il ne desserre plus les dents, je lui tends mon truc, et salut, à la revoyure. Rien de tel pour se sentir pousser des ailes. Mettez-vous à ma place : liberté absolue d’écrire ce qui me chante. J’y ai trouvé mon bonheur, et parfois aussi un peu de gravité ; mais surtout, au fur et à mesure que les semaines passaient, il m’a semblé que j’écrivais de mieux en mieux. (…) avec un JOURNAL, il suffit de s’asseoir avec une bière et d’attaquer le clavier un vendredi, ou un samedi, ou encore un dimanche, et le mercredi on est en kiosque. Je reçois des lettres d’inconnus qui n’ont j’amais lu de poésie, que ce soit la mienne ou celle de n’importe qui. Des inconnus qui viennent frapper à ma porte – trop souvent, d’ailleurs -, et qui me confient qu’ils prennent leur pied avec mon bloc-notes.

Charles Bukowski, 1969 in « Journal d’un vieux dégueulasse », Le livre de poche, éd. Grasset, Paris, 1996.

121110 Un billet par an ?

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i121010a BDP Villejuif L’Hay Chevilly MIN Vitry

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i121010a BDP Villejuif L’Hay Chevilly MIN Vitry

Villejuif, L’Haÿ-les-Roses, Chevilly-Larue, Rungis (Min), Vitry…

La première chose à faire dans mon marasme, n’est-ce pas de retrouver le rythme d’un blog, comme celui que j’avais à la grande époque, quant mes bouteilles à la mer étaient régulièrement lues finalement, et que des inconnus m’envoyaient des méls d’encouragement, m’invitaient à la rencontre. Maintenant, c’est un peu comme si j’intériorisais tous ces billets non écrits, et qu’il pourrissaient à l’intérieur de moi.

J’ai fais différentes tentatives d’écriture depuis un ans. Toutes assez infructueuses, écrites sur différents supports quelques paragraphes sans suites. Et puis Mercredi je décroche complètement (comme de temps à autres) de toutes mes obligations pour me retrouver dans l’état de l’homme frigorifié si bien décrit par Bukowski (mes notes du 23 août). Au point que ce matin j’envisage (involontairement ?) un trajet allant d’un centre psychiatrique, Paul Guiraud à Villejuif, jusqu’à un autre centre psychiatrique, à Fresnes. Enfin c’est ce que je constate en regardant les Ign. L’étendue entre ici, Massy et Orly donne lieue à un certain nombre de mes promenades ces temps ci (voir les abums d’images sur flickr, c’est déjà ça, même si cela reste totalement hermétique à quelqu’un d’extérieur, il y a tout de même ces albums de posés là, déposés sur la toile, traces et mémoires d’un réseau de promenades comme une série de questions).

Le 24 août je suis monté sur cette fameuse butte artificielle qui surplombe l’A86 à Thiais. Malgré les images, je m’aperçois que je n’ai pas écris une seule ligne là dessus. J’ai beau chercher je ne retrouve rien, alors que j’avais le texte dans la tête ! Je l’ai évidemment oublié ce texte, à moins que je ne l’ai envoyé par sms à S. ? Dans ce cas c’est peut-être un texte que je refoule au fond de moi. La poésie comme l’amour demande d’être deux. Je suis par conséquent vraiment mal barré.

Il y a une quinzaine d’année, au beau milieu de la nuit, j’avais emmené un copain, qui squattais alors chez moi, sur cette butte artificielle d’où l’on découvre une partie de la banlieue sud… Il m’avait dis que pour vivre là… Il fallait se fabriquer des lunettes roses. C’est probablement ce que je n’ai pas cessé de faire, jusqu’à ce que je me dise assez récemment que mes lunettes roses étaient cassées ? Le coin n’est pas avenant, c’est justement pour ça qu’à répéter trop souvent des promenades « idylliques » en bord de Seine, je mets le cap si souvent sur le secteur.

Juste avant de partir, en dépliant les cartes, je n’avais aucune idée pour choisir une destination, mais la forte impression désagréable de ne plus rien avoir à découvrir dans la région parisienne, l’impression d’avoir épuisé le sujet, et que malgré cela la grisaille restait la grisaille… Découvrir avec horreur ma propre vanité à vouloirs colorisée ce décor infâme ! Alors peut-être qu’il faut faire évoluer la méthode, être un peu plus systématique, affiner la curiosité ?

Il serait par exemple présomptueux que je prétende connaître à fond Villejuif ou L’Haÿ-les-Roses. Et c’est comme ça que je me suis retrouvé au milieu du Castor du Jardin Parisien, après un passage dans les ronces, une marche arrière forcées, et avoir emprunté une rue visiblement en cul de sac. Sortie soudaine de la grisaille parfois belle de Villejuif, puis cette dame qui s’occupe de l’association des Castors avec qui on parle du grand Paris et du ressac des 13 voies de l’A6. Sur le site de l’asso, on peut d’ailleurs entendre le bruit de la mer, la vraie, pas l’autoroute… Nous parlons au moins 20 minutes, ce qui n’est pas vraiment dans mes habitudes. Extrait d’un seul coup de ma bulle. Je me retrouve là à socialiser en parlant de Cécile Duflot, du financement des lignes bleue et rouges et de la grande Couronne oubliée. Enfin surtout des raisons qui l’on fait arrivée là en 1962 en pleine crise du logement alors qu’on lui proposait un HLM à deux heures de son travail.

Je repars en faisant le tour complet du quartier par la rue Ulysse Benne, en contrebas de ces énormes murs antibruits de béton. Architectures colossales (François Kosciusko-Morizet concepteur ?) que j’observais si souvent en passant sur l’autoroute lorsque je venais d’Orléans en voiture, juste après l’échangeur A106 (qui rejoint Orly) et A6, avec ces grandes corbeilles de projecteurs suspendues le long. L’endroit exacte où je me sentais à chaque fois, enfin revenus chez moi… Les petites maisons toutes identiques mais toujours différentes ne semblent pas à l’échelle, pourtant elles arrivent de ce coté du mur à imposer leur bonne humeur, et leur amabilité face au léviathan technocratique, comme une prise de judo !

Je mets le cap sur une nouvelle butte artificielle (altimétrie 107 N.G.F. sur mon Ign). Sans accès depuis le grand ensemble qui borde l’autoroute, je passe devant l’entrée du cimetière. Cela me semble un peu morbide comme objectif… La pluie commence à tomber pour de bon et j’accélère le pas en me disant que je vais continuer bien au delà de ce cimetière de mauvais augure. Je cherche un accès à la butte sans en trouver et je m’aperçois maintenant sur l’ordi que la butte semble intégrée à l’enclos du cimetière. De là haut, on a très certainement une vue formidable sur l’échangeur (en hivers). Au milieu du pont la pluie se transforme en trombe d’eau, j’ai juste le temps de prendre une image ou deux avant, ensuite je fil sur Rungis M.I.N.. Je me réfugie sous un arrêt de bus juste avant le péage du Marché d’Intérêt National. Je bois une bière et pisse dans un coin. L’abri est assez précaire, encore un truc conçu par des gens qui passent leur vie dans un bureau. Deux magrébins égarés en fourgonnette me demande la route du terminal Orly sud, j’essaie de leur indiquer avec l’aide de ma carte, … sans même penser repartir avec eux…

Cela fait plusieurs fois récemment que je tourne autour du M.I.N., alors que j’ai le vague souvenir que l’on peut rentrer à pied et donc le traverser de part en part. Mais à chaque fois, j’ai la flemme. Le déluge passé, je marche en direction du péage. Au pied du panneau d’interdiction aux piétons, on trouve là un minuscule escalier à vis, le souvenir d’un homme à l’allure assez marginale qui l’emprunte me reviens à l’esprit. C’est assez dangereux avec l’humidité, les marches désign 60′ en béton polie (plutôt jolie par ailleurs), et l’appareil d’une main, le parapluie de l’autre. Au cas où les piétons auraient été tentés de faire du trafic de légumes frais par cet escalier on a réduit sa largeur au strict minimum… je descends sur au moins six mètres de haut, en plus du vertige cela remue : le soit-disant esprit de générosité des trente glorieuses parisiennes (de la gauche catholique aux communistes en passant par De Gaulle, Malraux et Pompidou). Ce seul et unique escalier d’accès piéton au flanc nord-ouest du M.I.N. est le condensé de la mesquinerie dont procédera toujours le Grand Paris éternel. Cet état de chose que le système voudrait nous faire avaler sans broncher.

Je traverse en diagonale sur 50 mètres, puis je suis surpris par le son d’un saxophone. Je me dis alors qu’il y a un concert sauvage ou quelque chose du genre, je passe à l’arrière d’une rangé d’une dizaine de semi-remorques. C’est comme ça que je rencontre Carlos qui s’exerce au fond de son camion Frigorifique sur un parking du M.I.N.. Reverbe cathédrale !! En fait il passe là son week-end, en attendant de sortir du chômage technique, loin de sa petite famille qu’il voit 3 jours par mois environ. Avant il était technicien spécialisé dans les bruleurs, et puis avec la crise… Son dernier voyage consistait à descendre des Ananas Brésiliens depuis la Belgique jusqu’à Rungis, Il fait aussi l’Angleterre, la Hollande, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et bien sûr le Portugal d’où il viens… Il descend souvent là bas des poulets brésiliens qui atterrissent en Angleterre. Il passe souvent en bateau de Rome à Barcelone. Il m’explique que le Portugal est pourtant beaucoup plus proche du Brésil que l’Angleterre, et donc qu’il vaudrait mieux remonter les poulets que de les descendre. Enfin je lui propose de monter un élevage sur le parking de Rungis et d’organiser un circuit court. Il est visiblement contant de travailler son français. On parle de la folie ordinaire, la notre : aux limites du pétage de plomb (lui aussi peut-être, je crois) et de la folie des États qui renflouent les banques en obtenant que l’on s’écrase…). D’où la nécessité du saxophone et peut-être de l’écriture. Il me dit que du temps de Salazar au moins les choses étaient clairs… maintenant c’est en train de redevenir pareil mais en faisant croire que… Lui fait ce métier pour ne pas vendre sa maison et faire vivre sa famille étant donné que sa femme a un temps plein à 450 euros. Et puis il me montre des images de sa Volvo surmontée d’un canoé avec lequel il descend des rivières accompagné de son frère pendant ses trois jours au pays !! Il me montre aussi sur son ordi portable quelques images des paysages qu’il traverse en Europe, saisis au vol. Il regrette qu’elles soient toutes un peu bougées. Je lui dis qu’au contraire c’est intéressant…

Il finit par me donner son mél et son facebook. Il s’emmerde vraiment Carlos sur son parking à Rungis M.I.N., même avec son ordi et son saxophone… Mais je lui explique que je dois continuer pour rentrer à Vitry pas trop tard, ça fait la deuxième belle rencontre de la journée.

Gamin je rêvais d’être routier international, je devrais peut-être faire ça !?

111106 Un retour en arrière ?

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i060807a forêt de Fontainebleau

Déjà, je me dis qu’il faut que j’écrive des billets plus courts parce que lorsque j’ai arrêté la publication sur banlieuedeparis entre avril et mai 2008, mes billets étaient de plus en plus longs, de plus en plus espacés et de plus en plus décalés par rapport à mes explorations.

Donc finalement ce billet parce que je reviens ce soir de la forêt de fontainebleau, où d’ailleurs je n’avais pas voulu aller depuis par superstition. Cela me faisait trop penser à cette promenade chargée de 2006… Finalement aujourd’hui cela c’est bien passé !?

Et puis mercredi dernier visite du Petit Nanterre en plein chantier de renouvellement urbain avec Mab. Les choses bougent et je me dis que nous avons tout de même laissé quelques traces. J’aurais pu écrire un billet intitulé « Entre l’Empire des Hauts de Seine et le Petit Nanterre », mais finalement c’est sous cet angle du retour, et donc d’une certaine réflexivité qu’il me semble le plus opportun de regarder cette promenade. Nanterre où je recommence tout doucement à pouvoir me promener depuis la fin du projet « Observer la ville » en janvier 2010.

Dans mes images du 7 août 2006, il y a la lettre « M » peinte en bleu sur un rocher. Aujourd’hui nous trouvons avec S. la lettre « S ». Je vois ça comme un bon augure !?

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111030 Derrière La Montagne magique

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i111029a Vaires Lagny Esbly

Vaires – Lagny – Esbly, Vitry-sur-Seine, réunion Capm et rivière Marne direction Meaux !? Par ordre chronologique il y aurait déja, Vitry-sur-Seine et mes courses au supermarché, cette ambiance nocturne sur la 305…, puis la réunion « GR 2013″ à la Capm (pays de Martigues) avec Baptiste, Nicolas et Loïc, et nos amis les technos, … ensuite seulement la poursuite de ma promenade du 6 octobre, départ ambiance VNF (voir ci dessous : 111006). Donc pour commencer par le début, il y a mon retour à Paris, et le titre de ce billet qui peut désigner différentes choses mais notamment la traduction depuis l’anglo-américain de l’expression « Space Mountain » via la Disney Company en « Montagne magique » que l’on pourrait traduire par « Montagnes Russes ». Parce que mes allez retour Paris – Bouches du Rhône sont un peu comme des Montagnes russes, cela me fait en tous cas cet effet là : quant je reviens je suis beaucoup moins dans l’efficace que je ne suis là-bas… Au point d’avoir envie de déménager ? Mais voilà déjà que le début et la fin se mélange… « La Montagne magique » c’est aussi un titre de Thomas Mann que je n’ai pas lu. Cela se passe à Davos, mais avant le G20… La description du WP me laisse à penser que c’est assez proche du syndrome petit parisien. Ce dernier ne serait donc que la version vulgarisée du syndrome de Davos selon Thomas Mann : se croire au-dessus de la planète entière alors qu’on est qu’un « P » comme dit Ubu, transcendance ou immanence (c’est pareil d’ailleurs ?). En tous cas misère du petit parisianisme tellement commun de crétinisme. Mais je vais tout de même tenter de suivre l’ordre chronologique ! Donc, pour commencer par le début… À Vitry, il y a eu cette sorte d’illumination sur le pourquoi continuer à habiter en couronne du petit Paris plutôt qu’à Marseille ou dans ces environs… (parce que je me pose encore la question de temps en temps, à cause de plein de choses de la vie, pas seulement à cause de la météo). Et donc, cette illumination fulgurante m’est tombée dessus alors que j’étais sorti de chez moi pour acheter le journal… évidemment mon buraliste habituel était fermé, il devait être autour de 19h30 !! Au cœur de la ville lumière (petites lumières déclinantes) cela ne me serait pas arrivé il est vrai, mais elle est tellement débile la ville des petites lumières ! Donc je me suis mis en quête d’un buraliste, je suis parti du coté de la place de l’église, c’est-à-dire le cœur non pas d’un village mais le « centre » de ce que G. Dantec appel « Magnitogorsk-sur-Seine » (la page G. Dantec de WP est pas terrible mais bon : le réduire à son délire catholique identitaire est ridicule, comme si Paul Virilio était Nazi, même si il a une tendance). Car en effet, les bulldozers sont passés. Ce n’est pas négligeable. Du village il ne reste que le clocher classé, le reste à été tabula-rasé du temps de Mario Capra (l’architecte du grand ensemble de Vitry), époque des glorieuses années du Général, puis de Jojo Pompidou (Deux distingués aminches des ka’mrades Staliniens des banlieues rouges françaises de l’époque)… Le vieux village gaulois remplacé par des tours de logements sociaux digne de Gagarine pour les travailleurs low cost importés des ex-colonies (voilà qui devait rassurer les secrétaires de sections locaux du PCF quant au risque d’insurrections autogestionnaires des travailleurs en voie d’émancipation des cadres psycho-rigides du parti communiste bourgeois autoproclamé des prolétaires) ! Rassurez vous, contrairement à Dantec, je ne suis toujours pas d’extrême droite. Et puis ce cosmopolitisme n’est pas pour me déplaire, même si c’est bien l’effet de l’Empire. Petite fabrique de la zone mondiale… Ne pas oublier d’ailleurs le sens exacte d’acculturation. Si l’Islam favorise la zone mondiale alors vive l’Islam !? Enfin faut pas exagérer quant même, l’islam ou Rome (et Bouddha, Réforme, YHVH, Maçons, autres sectes, etc.) je ne vois pas trop la différence quant au terrorisme latent de ce genre de chose… Mais c’est plutôt de capitalisme (alias productivisme), de métropolisation et de post-colonialisme dont il s’agit ici… Toujours est-il que je me suis retrouvé à devoir aller jusqu’au magasin Simply et sa galerie marchande (un supermarché Auchan dégriffé avec plein de produits Bios pour les bobos du Plateau de Vitry…), sur l’ex R.N. 305 (R.D. 5), où effectivement j’ai pu acheter un journal au bureau de tabac à 19h45, grâce au stakhanovisme bien connu de la communauté chinoise. Là, sur le chemin, au milieu du site propre du 183, dégagé des voitures, là où les gamins du coin ont pour habitude de faire les cons… comme par exemple jouer aux toreros avec un bus lancé à pleine vitesse… J’ai gouté le pourquoi je n’ai pas envie de déménager dans les bouches du Rhône… Aucune de ses périphéries ne peut proposer quelque chose d’aussi urbain que Vitry-sur-Seine, et cela dégagé de toute la stupidité centri-pépètes des centre villes que ce soit ceux de Marseille, Onolulu ou de Martigues. D’ailleurs dans le jolie cadre de ma cité des Rosiers (d’un certain point de vue proche du cosy Martégal) … je suis juste comme il faut décalé en périphérie du phénomène urbain que j’essaie maladroitement de décrire…

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Alors, est-ce que cela fait une bifurcation ? Ensuite, il y a à nouveau TGV pour aller discuter « GR 2013″ à Martigues… Dans la voiture, pendant notre retour sur Marseille, Baptiste m’a d’ailleurs dit que je devrais écrire un billet là-dessus… Ce qui n’est pas complètement idiot vu la pénibilité certaine bien que relative de ce genre d’exercice. Cela fait partie du registre « projet culturel » : F., pour qui la nature en ville n’existe pas, technicien de la Capm a réussi à imposer sa proposition de tracé à l’ordre du jour de la réunion et sans ce soucier de savoir ce que nous faisions là et si par hasard, la conception de ce GR n’obéissait pas à un projet différent du sien. Est-ce que finalement F. ne devrait pas être déclaré patrimoine vivant étant donné qu’il résume à lui tout seul l’autisme typique de nos institutions. Cela dit, ce genre de réunion permet aussi de rencontrer des gens qui ont les mains dans le moteur, (phénomène induit par la politique « gestion et radicalité » ?). « Derrière la montagne magique », dans le sens des coulisses, de l’arrière du décor. Et peut-être que c’est là une de mes motivation à jouer les ingénieurs de la culture ?

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Ensuite, il y a donc le retour à Vitry, puis promenade dès le lendemain… Samedi semble un bon jour, et peut-être cette activité, une bonne transition entre les deux conurbations ? Je repars donc du point d’arrivée de ma promenade du 6 octobre… Vitry-sur-Seine – Vaires-sur-Marne avec la voiture de ma frangine… puis quelques 17 kilomètres à pieds en direction de Meaux qui constitue, il faut bien le dire, une destination de substitution à Fontainebleau ou encore Saint-Mammès… Est-ce pour cela que je publie ci-dessus (tout en haut de ce post), cette image qui fait penser à Archigram !? Cela peut être aussi un rapport à l’amour dégagé de toute contrainte et de toute contingence ? Dans l’image qui suit on aperçoit la ligne du TGV en direction de Bruxelles…